Les types d’isolants thermiques

La performance de l’isolant est mesurée sur deux critères principales : la conductivité thermique et la résistance thermique.

La conductivité thermique λ (lambda) [W/m.K] : c’est la capacité propre de conduire la chaleur sur 1 m² de paroi pour 1 m d’épaisseur pendant une unité de temps donnée et une différence de température de 1°C entre les deux faces. Le matériau ayant la plus petite valeur de lambda est plus performant en terme d’isolation.

La résistance thermique R [m².k/W] : c’est la capacité d’un matériau à résister au froid et à la chaleur. La résistance thermique est le rapport entre l’épaisseur (en mètre) de l’isolant et sa conductivité. L’isolant ayant une plus grande valeur de la résistance thermique est performant. En effet, un bâtiment avec une isolation de bonne résistance thermique n’aura pas à consommer beaucoup d’énergie.

Et comme pour tous les matériaux de construction, la notion d’énergie grise doit être pris en compte aussi durant le choix de l’isolant. Par définition, l’énergie grise est l’énergie nécessaire pour l’extraction, la transformation, la fabrication, l’exploitation et le recyclage d’un matériau durant sa vie. Un matériau nécessitant beaucoup d’énergie grise n’est pas bon pour l’environnement.

Nous pouvons discerner 5 types d’isolants thermiques :

  • Isolant minéral : laine de verre, laine de roche, verre cellulaire, perlite, vermiculite, argile expansée.
  • Isolant synthétique : polystyrène expansé ou extrudé, polyuréthane, mousse phénolique.
  • Isolant naturel : les fibres de bois, fibres de coco, fibres de lin, liège, chanvre, laine de mouton, laine de coton, plumes de canard, panneaux de roseaux, ouate de cellulose, paille, torchis et toiture végétalisée.
  • Isolant mince
  • Isolant nouvelle génération : aérogels, peinture isolante.

Guide de construction des Extensions, Bungalows et Maisonnettes en bois